Angèle Ferreux Maeght

La Guinguette d’Angèle, Paris

Elle incarne la nouvelle cuisine veggie, healthy, joyeuse et intégrative. Angèle Ferreux Maeght a écrit sa propre histoire et préféré au monde de l’art et des collectionneurs, celui des nourritures bienfai-santes. De petite main curieuse auprès de la naturopathe Céleste Candido à l’ouverture de sa guinguette parisienne bio, la jeune cheffe a tracé son chemin, tout en nous initiant à une alimentation qui soigne et nous séduit. Avec Angèle, on découvre l’art d’associer le sain, le bon et le plaisir. Avec simplicité et joie de vivre, mais bien loin des dictats bobos, elle nous transmet l’envie et la vie. Suivons donc la voie du bonheur avec cette belle personne.

 

Comment s’est construit votre chemin vers Le monde de la cuisine ?
J’ai grandi entre la rue Daguerre à Paris et une ferme de grasse. Très vite, le lien à la terre et la logique du cycle naturel se sont imposés à moi. Il y avait pourtant un décalage entre cette attirance pour l’environnement et ma jeunesse parisienne. C’est ma rencontre avec une naturopathe, Céleste Candido, qui a été le déclencheur de mon parcours. Je l’ai assistée, me suis enrichie à son contact et petit à petit je me suis lancée. J’avais déjà cette étincelle en moi et tout cela est devenu cohérent.

 

Vous avez eu cette chance de grandir dans un contexte familial artistique d’exception, quelle place occupe l’art dans votre vie ?
L’art est une vraie transcendance, une opportunité d’élévation, peu importe notre éducation. Effectivement, j’ai eu la chance de grandir dans une famille, guidée par le concept du « beau », avec une vraie ouverture sur les autres, entourée de bienveillance et de tolérance. Quand j’ai choisi le monde de la cuisine, mes parents n’ont pas été surpris, car j’ai toujours été proche de la nature. Tout le monde peut apprécier un coucher de soleil, une pousse de cresson, un chou… La cuisine est un plaisir instantané et éphémère, offert et transmis comme l’est la nature.

 

De Quelle manière s’est développée La Guinguette ? Quelle est votre clientèle ?
J’ai commencé à cuisiner pour le monde de la mode, les femmes soucieuses de leur santé. Ainsi, la Guinguette est née. Peu à peu, ce sont les athlètes qui sont venus, puis leurs mères… Mon atelier se situe dans le quartier où j’ai grandi. Il y a un petit jardin où je cultive des herbes aromatiques, des légumes, des fleurs. J’expérimente les cultures… Cela fait sept ans maintenant que la Guinguette existe. Au début, c’était difficile, car j’étais seule à bord. Mais maintenant avec mon équipe, nous sommes beaucoup dans l’échange le partage et l’union des forces. Je suis fière et heureuse de cette ambiance, de cette notion d’entraide.

 

Y a-t-il un message qui vous paraît essentiel ?
Avant tout, le fait d’avoir une conscience positive, je pense. En tant que consommateurs nous devons être responsables. Nous sommes acteurs, nous choisissons et c’est à nous de bien gérer. Nous avons tout entre nos mains, prenons donc ce pouvoir à bras le corps. Si nous mettons un peu plus de conscience dans notre vie, c’est d’autant mieux… La cuisine saine et bienfaisante est un phénomène, me semble-t-il, qui ne s’arrêtera pas.

 

Comment s’organise votre vie au quotidien ?
J’ai une vie d’alternance entre la ville et la campagne… J’ai besoin des deux. Une semaine par mois environ, je pars à l’étranger ou me mettre au vert. C’est presque vital. Je crois dans les bienfaits des énergies telluriques, consciente que la nature nous offre une leçon de patience, d’humilité et de beauté.

 

À propos de voyages quels sont les pays qui vous ont culinairement marquée ?
Je suis très admirative de la cuisine japonaise, de ses codes et de son raffinement. mais j’adore aussi la cuisine italienne, et là c’est mon côté latin qui parle.

 

Quel est votre rapport avec La cuisine traditionnelle française ? Prenez-vous plaisir à manger d’autres assiettes que les vôtres ?
Le plus important est de ne pas tomber dans les extrêmes. Lorsque je vais au restaurant, je m’assure de la provenance des produits et j’évite bien entendu les viandes. Lorsque je suis chez des amis, ce qui est primordial pour moi, c’est d’être avant tout dans le partage et baignée d’amour, d’amitié. L’état d’esprit avec lequel on mange ou l’on cuisine est très important. Le lâcher-prise est fondamental. Et les dérogations font du bien au moral ! Ne soyons pas figés !

 

adresses
LA GUINGUETTE, LE TAKE-AWAY, 34 rue Coquillière, Paris 1er
LA GUINGUETTE, LE RESTAURANT & TAKE-AWAY 2 rue du général Renault, Paris 11e

site internet
www.laguinguettedangele.com

Photographe: Jessica Rispal
Interview: Catherine Gossart