ARNAUD
BROUCKE

C’EST SOUS L’IMPULSION DE L’ASSOCIATION LES RADICAUX LIBRES et plus particulièrement d’Arnaud Broucke, que de simple fête de quartier le Festiv’Art est devenu en quelques années l’un des temps forts de la rentrée culturelle amiénoise. En charge de la programmation depuis la création de l’événement en 2006, Arnaud Broucke a su lui forger une identité. Avec des invités tels Shannon Wright, Giedré, Soap & Skin, Moriarty, le Festiv’Art revendique sa passion pour la Pop, le Rock, la Folk, pour la performance scénique et les univers décalés. En préparation de la huitième édition, l’Amiénois revient sur la genèse,les enjeux et l’avenir du festival.

QUAND T’ES-TU INTÉRESSÉ À LA PROGRAMMATION/PRODUCTION D’ÉVÉNEMENTS CULTURELS ?
Je m’y suis intéressé par hasard en 2006. Un soir, nous avions refait le monde avec mes colocataires de l’époque : « Pourquoi ne pas organiser une fête de quartier ? » J’ai concrétisé et poursuivi ce projet avec une petite équipe de bénévoles. Pour le premier Festiv’Art, j’ai occupé plusieurs postes à responsabilité dont celui de programmateur. Depuis, je n’ai plus arrêté.

L’ÉVÉNEMENT EST PORTÉ PAR L’ASSOCIATION LES RADICAUX LIBRES. À QUOI FAIT RÉFÉRENCE CE NOM ?
Pour faire simple, les radicaux libres sont des éléments chimiques nécessaires à un organisme, mais peuvent aussi, en grande quantité, lui être néfastes. À l’époque nous avions une vision un peu utopiste. Nous voulions changer les choses ou au moins proposer des projets différents pour ouvrir la culture au plus grand nombre et offrir des lieux d’expression aux artistes locaux. Certains avant de nous connaître ont cru que nous étions une association partisane… C’est drôle.

QUELS SONT LES MEMBRES ACTIFS DE L’ÉVÉNEMENT ?
Nous sommes deux organisateurs. Céline Carpentier pour la partie communication, mécénat et partenariat et moi pour la gestion financière et la programmation. À cela s’ajoutent une dizaine d’adhérents et de proches qui nous aident pour la logistique de l’événement durant l’année. Une équipe d’une cinquantaine de bénévoles nous rejoint pour le festival.

COMMENT EXPLIQUES-TU LE SUCCÈS DU FESTIV’ART? ET EN QUOI SE DISTINGUE-T-IL DES AUTRES ÉVÉNEMENTS DE MUSIQUES ACTUELLES ?
Difficile de définir précisément le « pourquoi ». Les retours de partenaires et festivaliers soulignent la qualité de l’organisation, de l’accueil et de l’ambiance. Nous voulons à la fois que ce festival reste accessible au plus grand nombre et continuer à proposer une programmation riche avec des artistes émergents, peu connus du grand public.

DE LA PRISE DE RISQUE DES PREMIÈRES ÉDITIONS À LA FORMULE D’AUJOURD’HUI, QUE PENSES-TU DE L’ÉVOLUTION DU FESTIVAL ?
Le Festiv’Art est passé d’une petite fête de quartier à un événement professionnel. Après le succès des premières éditions nous avons voulu grandir, peut-être trop vite, et avons organisé un festival conséquent en 2009 qui n’a malheureusement pas trouvé son public. Cette expérience fut une leçon et nous sommes du coup revenus à un festival plus mesuré, avec une autre couleur.

TES CHOIX DE PROGRAMMATION, AU FIL DES ÉDITIONS PRÉCÉDENTES, SUIVENT UNE CERTAINE ESTHÉTIQUE, CREUSENT UN UNIVERS ARTISTIQUE. PEUX-TU M’EN DIRE PLUS ?
J’essaie de prendre en compte le lieu d’accueil du festival dans le choix de la programmation. Nous avons, avec les années, défini une couleur musicale à prédominance pop-rock-folk mais le plus important, c’est la performance live.

COMMENT VOIS-TU L’ÉVÉNEMENT À MOYEN TERME ? REVIENDRAS-TU AU PROJET D’ORIGINE MARQUÉ PAR LA PLURIDISCIPLINARITÉ ?
Ces derniers mois, nous avons rencontré différentes associations et responsables de festivals. Nous espérons mutualiser nos énergies et compétences,voir organiser ensemble certaines soirées du festival. Effectivement, nous aimerions revenir à une programmation pluridisciplinaire, c’est l’un de nos objectifs pour l’édition 2016. Maintenant que l’événement rencontre un certain succès, nous allons proposer à nouveau des spectacles en complément de la musique. Tout cela reste encore à définir mais nous y réfléchissons déjà.


FESTIVAL FESTIV’ART
Les 8 et 9 octobre 2015 à La Lune des pirates et au Cirque Jules Verne, à Amiens
Avec Moriarty, Edgär, Nicole Sabouné, Bror Gunnar Jansson

RENSEIGNEMENTS & RÉSERVATIONS
www.myfestivart.com

 PHOTOGRAPHE : Mathieu Farcy