Azur

AZUR
Aller vers le soleil

Sensorielle et hypnotique, la musique d’Azur relève d’une communion sans limites, à corps perdu avec l’infini et l’astre solaire. Fraîchement signé sur le label Bon Temps records, le premier opus du lillois détonne par la maîtrise de ses tracks électroniques garants d’un éternel été. Derrière la mécanique rigoureuse et bien huilée, les rythmes hypnagogiques et les clins d’œil tropicaux des titres Point à Pitre, Scaramanga et Solarium, se conjuguent étrangement plaisirs d’été, mélancolie et inquiétante étrangeté. Une invitation au voyage introspectif et au laisser-aller auxquels on ne peut répondre que par l’affirmative.

À quand remonte ton attrait pour les musiques électroniques ?
J’ai commencé à aborder les musiques électroniques, par la découverte de tracks plutôt Ambient, Badalamenti, les premiers travaux d’Aphex Twin par exemple. Par la suite, des artistes comme Caribou, avec leur approche plus dansante et mélodique, m’ont vraiment embarqué. D’ailleurs, c’est en voyant Caribou sur scène que j’ai eu envie de faire de la musique électronique.

La conception fut-elle limpide ou compliquée pour la réalisation de ce premier Ep ?
Pour l’Ep, ça été assez limpide, avec toujours le même fonctionnement. J’avais un thème, une base que j’aimais bien autour duquel j’ai construit des motifs rythmiques, enregistré des éléments acoustiques, des shakers, des percussions… Les deux premiers titres ont été réalisés assez vite, deux jours chacun, le troisième a pris plus de temps et sa conception s’est étalée sur deux mois à peu près.

Tes productions ont une indéniable portée cinématographique…
Je suis un vrai cinéphile. Pour moi, la musique est étroitement liée à l’image. Je suis vraiment touché par plein de films des années 80, qui se passent à Los Angeles, plutôt dans le genre noir. Un film comme To live and die in LA de William Friedkin pourrait résumer un peu les ambiances qui m’inspirent. J’aime le parallèle, le contraste offert par les histoires sombres dans un décor ensoleillé et idyllique.

Les trois titres de ton Ep relèvent en partie du sensoriel, de la transe, du rituel. Quel impact physique aimerais-tu que ta musique produise chez l’auditeur ?
Idéalement, j’aimerais que les gens dansent mais pas trop… Qu’ils se laissent aussi embarquer par le caractère mélancolique de ma musique.

Comment vois-tu ta musique évoluer ?
Un peu dans la continuité du titre Solarium, troisième titre de l’Ep, un étrange équilibre entre des rythmes hypnotiques, des choses dissonantes et mélodiques. Une musique plus minimaliste, plus étrange, plus dans l’esprit du rituel. À voir.

AZUR Ep
Bon Temps records

Téléchargez en free download, le track inédit Yulexite d’Azur, soundtrack du Bon temps mag Eté 2016.
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Interview : Pascal Sanson
Photographe : Mathieu Farcy