La
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Ci-dessus :

TORB – « TT001 » (Torb trax)

23 minutes et 32 secondes de techno droite dans ses bottes et d’ambient moite. Avec « Fatohm » et « Fever », les deux trublions de Torb marque le pas et prônent un comeback sans concession dans l’esprit rave des nineties. Affilié au label de Philip Zdar Motorbass et disciple de Francesco Farza, le duo pratique la terreur analogique. Par la réalisation de leurs propres boîtes à rythmes et synthés analogiques, Torb crée un son sur-mesure taillé pour emballer l’afflux sanguin et accélérer le rythme cardiaque. Apre, hypnotique, vertigineux et fiévreux, cet Ep déjà playlisté par Boys Noize, Vitalic et Maelström risque fort de se retrouver dans vos favoris.

john carpenters

JOHN CARPENTER – « Lost Themes » (Sacred bones records)

Rangé des caméras depuis The Ward en 2011, le maître du cinéma d’épouvante John Carpenter n’en a pas pour autant fini avec la Musique. Habitué à composer ses B.O de films, le cinéaste livre avec Lost Themes un premier album déroutant, synthétique et angoissant, à l’image du cinéma qu’il a toujours défendu. Instrumental, Lost Themes n’est pas le chef-d’œuvre attendu par les afficionados du genre mais surprend par son originalité, sa complexité tout en restant garant de la « touch » Carpenter.

paradis

PARADIS – « Couleurs primaires » (Barclay)

On leur donnerait sans problème le nom de « Lazzy boys » de la nouvelle scène française, un peu à l’image du groupe Air à la fin des années 90. Paradis, a priori, défend une musique ouateuse, languide, easy-listening, mais ne nous laissons pas duper par les apparences, ni par la candeur des textes en français. Les tracks des protégés du label new-yorkais Beats in Space, s’avèrent plus complexe que prévu, jouant habilement des contrastes entre pop et musique électronique. En trois titres et deux remix, dont l’un de Superpitcher, Simon Méry et Pierre Rousseau nous offrent 50mn de pop sensible et apaisée.

gordon

GORDON – « Bleu Merle » (Infine records)

Adepte des labels Border Community et Warp, biberonné à la techno de Détroit et house de Chicago, Gordon rejoint officiellement la team d’Infine records. Fruit de cette collaboration, le producteur français livre « Bleu merle », un Ep 4 titres élégant et technoïde. De l’expédition ambient et onirique de « Gull » aux incursions dancefloor de « Fagus », sans omettre les sons acides et la techno cinglante de « Line 93 », Gordon donne à entendre l’étendue de son talent et son attachement à la deep house des nineties. Avec « Bleu merle », Gordon trouve sa place dans le paysage des musiques électroniques.

museum

MUSEUM – « Das boot » (Space Factory records) 

C’est sur Space factory, label de David Caretta, que Museum donne suite à son premier Ep « Debut ». Avec l’Ep « Das boot », Museum ne lâche rien sur ce qui fait sa singularité, sa touche, sa griffe. Soit le télescopage entre atmosphères cinématographiques et techno lourde. Sur les 3 titres, « Departure », « Like a Ghost » et sur « The endless odyssey », nous ne pouvons que lâcher prise quand le kick se fait sévère, la basse lourde et les sons acides, et prendre de la hauteur sur les nappes synthétiques et hypnotiques. Les remixs d’Arnaud Rebotini, Acid Washed et Workerpoor participent à la justesse et la belle ambition de cet Ep.