Les éditions
du Monstre

Basées à Amiens, dans les locaux de la Briquetrie, Les éditions du monstre réunissent autour d’une table de sérigraphie un collectif d’artistes et d’illustrateurs. Mission de leurs membres productifs : dispenser l’art de l’édition et de la sérigraphie auprès du grand public et promouvoir via quelques temps forts artistes, illustrateurs et graphistes.

Où sont nées les Editions du monstre ?

MDC: Entre le marais Poitevin et la ville d’Amiens. Les Editions du monstre existaient déjà depuis douze ans à notre arrivée sur Amiens, c’était surtout un site en ligne pour présenter nos travaux de dessinateurs. L’association n’a été créée qu’il y a 7 ans afin d’intégrer la Briqueterie.

Comment s’est effectué le passage du dessin à la sérigraphie qui est l’une de vos activités principales ?

MDC: C’est pas facile d’éditer un livre. Sur les salons consacrés aux fanzines par exemple, je rencontrais de réels adeptes, des passionnés. Un jour, l’un d’eux m’a expliqué en détails ce procédé de reproduction. Ca semblait intéressant et surtout peu onéreux. J’ai donc tenté l’expérience et j’ai vu qu’il était possible de graver et d’éditer avec assez peu de matériel. J’ai enfin pu arrêter de dépenser mon argent en photocopies laser. Au niveau technique la mise en œuvre, vue de l’extérieur, peut paraître compliquée mais c’est assez simple et cette technique ouvre des portes infinies.

Marine Klotz : C’est un travail sur les couleurs et le dessin. On peut varier les teintes, mélanger les couches et reproduire un même motif de nombreuses fois et sur de nombreux supports. Une façon de faire vraiment passionnante. On travaille principalement sur l’illustration pour nous même. Que ce soient des affiches de concert en grand format, des pochettes de disques, des couvertures de livres. Nous produisons énormément.

Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots la technique de la sérigraphie ?

MDC : Sur un typon, une feuille de plastique transparent, on reproduit, par calque ou photocopie, un dessin sur un cadre de tissu tendu et recouvert d’une émulsion photosensible. On soumet ensuite l’ensemble à un rayonnement ultra-violet. Lors du rinçage, le produit se fige là où il n’y a pas de dessin et à l’inverse se dissout au contact de l’eau, ce qui constitue un pochoir évolué. Pour finir, au moyen de racles, on dépose de l’encre qui imbibe la toile dans les espaces vides. Cette technique permet un rendu assez fin.

Vous êtes également organisateurs du festival Micro Machine dédié à l’édition, à l’illustration, au graphisme. Qu’en est-il ?

MDC : Depuis que nous sommes à la Briqueterie, nous organisons des événements pour promouvoir les œuvres d’artistes avec qui nous partageons les mêmes hobbys : l’illustration, les techniques d’impression artisanale, de reliure, de pliage, de collage. Le réseau est assez dense en France, Suisse et Belgique.

M. K. : Pour sa 4ème édition le festival se déroulera du 6 au 8 mars 2015. Plusieurs résidences seront organisées dont un atelier de Julie Jardel sur la fabrication de masque et costume intégral.

MDC : Nous accueillerons aussi les frères belges Durt, illustrateurs notamment pour les groupes La Femme, Cheveu et le label parisien Born Bad, dont les peintures sont présentées dans des galeries de renom.

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En attendant la Micro Machine
Le 23 janvier 2015, la Lune des pirates Amiens. Concert Frustration et Exposition Elzo et Silio.
La Micro Machine
Du 6 au 8 mars 2015, la Briqueterie et dans de nombreux sites de la ville d’Amiens.

www.editionsdumonstre.over-blog.com

Photographe : Gaël Clariana