LA PLAYLIST hiver 2016 – 2017

Ci-dessus :
YOU MAN 

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1/ YOU MAN — Spectrum Of Love (Alpage Records)
Porté par les titres Birdcage, There Is A Land, Who We Are, Six Feet Over entre autres, le nouvel opus des lillois You Man nous accompagne, en mode écoute prolongée, depuis sa sortie. Émotionnel, mélodique, cosmic, puisant tant dans la House, la Techno que dans la moite Dark Disco, Spectrum Of Love tient sa force de la combinaison réussie entre ces deux univers. Incitation au voyage stellaire, l’album n’en est pas moins tourné vers le dancefloor. Le duo Tepat/Giac, entouré de Fonzie de Gym, du rappeur Black Cracker et d’Antoine Pesle, confirme donc les espérances amorcées par leurs deux premiers Eps.

2/ LADY GAGA — Joanne (Interscope Records)
Dépouillée de ses oripeaux Dance et de ses extravagances vestimentaires, Lady Gaga laisse plus de place à Stefani Joanne Angelina Germanotta sur ce nouvel opus. Loin du surproduit ArtPop, Joanne souffle le chaud et le froid, le va-et-vient entre cold country, pop et soul et assume un univers plus intimiste. Bien qu’inégal et sans éclat de cet album, on retient les titres Joanne, A-Yo, Dancin’ In Circles ou Perfect Illusion pour l’efficacité de leur mélodie et la performance vocale de la lady qui s’impriment aisément quelque part aux confins de notre mémoire.

3/ INFINE COMPILATION — Tomorrow Sounds Better With You (Infine Records)
En dix années, le label Infine records aura, petit à petit, construit un indispensable catalogue pour quiconque s’intéresse à la grande famille des musiques électroniques de qualité. Raffiné, engagé, expérimental, néo-classique, post rock, electronica, tant de mots pour qualifier la ligne indépendante du label. Danton Eeprom, Murcauf, Apparat, Carl Craig, Clara Moto, Cubenx, The hacker, Bruce Brubaker, Oxya autant de noms essentiels tournent sur la planète Infine, et cette compilation anniversaire est un petit bout, une synthèse de ce paradis musical, juste à portée d’oreille.

4/ PAUL WINSLOW — Tears Behind The Stars (Gonzaï Records)
Trop confidentiel, Paul Winslow, dernier garant de l’âge d’or du rock et de la pop sixties et seventies, livre avec Tears Behind The Stars, un petit bijou d’extase sonore. Maître dans l’art du collage, homme-orchestre et talentueux arrangeur, le parisien en dix-huit morceaux signe un album de haute facture dont l’ADN se situe aux confins des dogmes du Swinging London, du rock progressif et de ses propres territoires imaginaires. Une partition sonore addictive dont la magie est de projeter son auditeur en orbite, loin des turpitudes du monde contemporain, dans un cocon voluptueux et mélancolique.