rentree-litt-2016

Une rentrée
2016

1/ UN DÉSIR D’HUMAIN, LES LOVE DOLL AU JAPON, Agnès Giard 
Les Belles lettres Agnès Giard, spécialiste du Japon et de ses caractéristiques sexuelles, livre une enquête passionnante sur le phénomène des Love Doll et de leur impact social, technologique et économique. Troublant.

2/ AMOUR MONSTRE, Katherine Dunn — Gallmeister
Roman culte américain, couronné du prix National Book Award, Amour monstre est de ces livres qui peuvent changer une vie. Un regard tendre porté sur la monstruosité, la singularité, la famille et l’amour. Freaky et romantique.

3/ YAAK VALLEY, MONTANA, Smith Henderson — Belfond
Œuvre magistrale, ce premier roman résonne comme le porte-voix des paumés de l’Amérique profonde dans le décor grandiose du Montana. Une écriture énergique et sensible au service d’un livre d’une grande humanité.

4/ HABITATIONS IMAGINAIRES, Edgar Allan Poe — Allia
Habitations imaginaires réunit trois nouvelles, trois utopies littéraires tournées vers la plénitude esthétique et les mondes imaginaires, féériques. Un livre apaisé, apaisant par le maître du romantisme noir.

5/ JE VIENS DE M’ÉCHAPPER DU CIEL, Carlos Salem, Laureline Mattiussi — Casterman
Plongé dans les milieux interlopes, aveuglé par l’amour qu’il porte à Lola, Poe est un homme à la dérive… Mattiussi réussit ici l’adaptation graphique des nouvelles de Salem. Un livre beau et noir comme la nuit.

6/ CRUE, Philippe Forest — Gallimard
Avec Crue, roman bouleversant et méditatif à portée fantastique, Philippe Forest creuse, invariablement, les thématiques du deuil, de l’absence, de la douleur, du vide. Un livre qui préfigure la fin du monde, hypnotique et inquiétant.

7/ 10:04, Ben Lerner — Éditions de l’Olivier
Drôle et vertigineux, d’une construction audacieuse, ce roman à la croisée de l’autofiction, de l’autobiographie conte les turpitudes de Ben, écrivain en mal d’inspiration qui doit écrire sur un écrivain en mal d’inspiration.

8/ CALIFORNIA GIRLS, Simon Liberati — Grasset
Extrêmement documenté, d’un réalisme cru, le roman de Simon Liberati sonde l’âme noire des adeptes féminines du gourou et serial killer Charles Manson. Un récit en trois actes pour trente-six heures de carnage. Glaçant.